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	<title>Moby-Dick &#8211; paradigme</title>
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		<title>Fedallah: le gourou d’Achab dans Moby-Dick</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicholas Palffy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Oct 2024 08:41:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Moby-Dick]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui est Fedallah dans Moby-Dick? Que représente-t-il? Comment est-il lié au capitaine Achab? Voici quelques réponses. Parmi les personnages qui peuplent l’univers de Moby-Dick, le chef-d&#8217;œuvre d&#8217;Herman Melville, Fedallah émerge comme une figure particulièrement mystérieuse et fascinante. Ce harponneur secret du capitaine Achab, dont la présence à bord du Pequod n&#8217;est révélée qu&#8217;au fil du [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.paradigme.ch/blog/wp-content/uploads/2024/10/Fedallah-parsi-2.jpg" rel="Fedallah the Parsi in Moby-Dick"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="545" src="https://www.paradigme.ch/blog/wp-content/uploads/2024/10/Fedallah-parsi-2.jpg" alt="" class="wp-image-819" srcset="https://www.paradigme.ch/blog/wp-content/uploads/2024/10/Fedallah-parsi-2.jpg 1024w, https://www.paradigme.ch/blog/wp-content/uploads/2024/10/Fedallah-parsi-2-980x522.jpg 980w, https://www.paradigme.ch/blog/wp-content/uploads/2024/10/Fedallah-parsi-2-480x255.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Qui est Fedallah dans Moby-Dick? Que représente-t-il? Comment est-il lié au capitaine Achab? Voici quelques réponses.</h2>



<p>Parmi les personnages qui peuplent l’univers de <em>Moby-Dick</em>, le chef-d&rsquo;œuvre d&rsquo;Herman Melville, Fedallah émerge comme une figure particulièrement mystérieuse et fascinante. Ce harponneur secret du capitaine Achab, dont la présence à bord du Pequod n&rsquo;est révélée qu&rsquo;au fil du récit, joue un rôle crucial dans le développement de l&rsquo;intrigue et la destinée tragique du navire et de son équipage. Son identité complexe et son influence sur Achab en font un personnage clé pour comprendre les thèmes profonds du roman et la sombre personnalité du capitaine.</p>



<p>Le personnage de Fedallah est un véritable composite culturel et religieux, incarnant une mosaïque d&rsquo;identités et de traditions qui en fait une figure de l&rsquo;altérité par excellence.</p>



<p>D&rsquo;origine indienne et de confession Parsi (zoroastrienne), il porte un nom à consonance musulmane, est vêtu à la manière chinoise et est accompagné de marins philippins. Cette identité composite symbolise l&rsquo;Orient dans toute sa diversité et son mystère aux yeux de l&rsquo;équipage occidental du Pequod. Fedallah est ainsi l’incarnation vivante de l&rsquo;inconnu et de l&rsquo;exotique, suscitant à la fois fascination et méfiance.</p>



<p>La <em>richesse spirituelle</em> de Fedallah contribue grandement à son aura mystique et inquiétante. Zoroastrien et adorateur du Feu, il est également identifié comme un ancien ophite (ancien adepte du culte du Serpent), un oniromancien capable d&rsquo;interpréter les rêves, un chiromancien lisant l&rsquo;avenir dans les lignes de la main, et un mage aux pouvoirs occultes. Cette accumulation de traditions ésotériques en fait un personnage à la frontière entre le monde visible et invisible, capable de percevoir des réalités cachées au commun des mortels.</p>



<p>Dans l&rsquo;économie narrative du roman, Fedallah occupe une place centrale en tant que confident et éminence grise d&rsquo;Achab. Passager clandestin, mercenaire et harponneur personnel du capitaine, il est le seul à partager pleinement le secret de sa quête obsessionnelle. Son rôle de conseiller spirituel et de figure prophétique renforce l&rsquo;isolement du capitaine vis-à-vis de son équipage, creusant le fossé entre la mission officielle du Pequod et la vendetta personnelle d&rsquo;Achab contre Moby Dick.</p>



<p>Les prophéties cryptiques de Fedallah sur le destin d&rsquo;Achab constituent un élément clé de la tension dramatique du roman. Ses prédictions, à la fois obscures et inquiétantes, tissent un voile de fatalité autour de l&rsquo;expédition, renforçant le sentiment de destin inéluctable qui plane sur le Pequod. Le lien inextricable entre le sort de Fedallah et celui d&rsquo;Achab, culminant dans leur mort commune lors de l&rsquo;affrontement final avec Moby Dick, souligne le thème de la prédestination qui traverse l&rsquo;œuvre de Melville.</p>



<p>Le personnage de Fedallah a donné lieu à de nombreuses analyses, parfois même farfelues. Souvent perçu comme une figure démoniaque, il est soupçonné d&rsquo;avoir conclu un pacte diabolique avec Achab, incarnant les forces occultes et maléfiques qui poussent le capitaine vers sa perte. Cette lecture est renforcée par l&rsquo;atmosphère de mystère et de crainte qui entoure le personnage, évité par l&rsquo;équipage et considéré comme un personnage diabolique et un présage de malheur.</p>



<p>Une interprétation plus nuancée voit en Fedallah la manifestation de la « part d&rsquo;ombre » d&rsquo;Achab, au sens jungien du terme. Il représenterait ainsi les aspects refoulés et obscurs de la psyché du capitaine, servant de catalyseur à son obsession monomaniaque. Cette lecture psychologique fait de Fedallah un miroir des conflits intérieurs d&rsquo;Achab, révélant la complexité de sa quête et de ses motivations.</p>



<p>La dimension astronomique et astrologique de Fedallah ajoute une couche supplémentaire de signification à son personnage. Associé à la Lune par son turban blanc et ses apparitions nocturnes au large de l’Aergentine, lié aux constellations du Scorpion et du Serpentaire, le Parsi incarne également l&rsquo;Est et l&rsquo;Ascendant dans la riche symbolique astrologique du roman. Ces associations célestes renforcent son rôle de médiateur entre le monde terrestre et les forces cosmiques qui gouvernent le destin des hommes.</p>



<p>Sur le plan narratif, Fedallah remplit plusieurs fonctions essentielles. Sa présence mystérieuse alimente le sentiment de présage funeste qui plane sur le récit, tandis que ses prophéties créent une anticipation tragique qui maintient le lecteur en haleine. Par ailleurs, l&rsquo;ambiguïté de son rôle – encourageant l&rsquo;obsession d&rsquo;Achab ou tentant subtilement de l&rsquo;en dissuader – illustre la difficulté d&rsquo;interpréter les signes et les présages, thèmes récurrents dans <em>Moby-Dick</em>.</p>



<p>Le sacrifice (prédestiné?) de Fedallah, précédant et annonçant celui d&rsquo;Achab lors de l&rsquo;affrontement final avec le cachalot blanc, incarne l&rsquo;inéluctabilité du destin et l&rsquo;hubris du capitaine. En ignorant les avertissements voilés de son gourou, Achab scelle non seulement son propre sort, mais aussi celui de tout l&rsquo;équipage du Pequod, illustrant les conséquences dévastatrices de l&rsquo;orgueil et de l&rsquo;obsession.</p>



<p>Un aspect fascinant et souvent ignoré du rôle de Fedallah est sa fonction apotropaïque inversée. Traditionnellement, les figures apotropaïques sont censées repousser le mal et protéger contre les influences néfastes. Dans le cas de Fedallah, cette fonction est subtilement retournée. Sa présence à bord du Pequod n&rsquo;est pas destinée à protéger le navire, son équipage ou son capitaine, mais plutôt à attirer le «&nbsp;mauvais œil&nbsp;» sur le cachalot blanc. Cette inversion du rôle protecteur traditionnel souligne la nature transgressive de la quête d&rsquo;Achab et la perversion des valeurs morales et spirituelles qu&rsquo;elle implique. En utilisant Fedallah comme une sorte d&rsquo;aimant à malchance, Achab tente de manipuler les forces cosmiques ou démoniaques à son avantage, prouvant son orgueil démesuré et que sa fin justifie les moyens. Cette dimension «&nbsp;magique&nbsp;» de la présence de Fedallah ajoute à la complexité du personnage, le plaçant au coeur des traditions occultes et des superstitions maritimes. Elle révèle également la profondeur de la corruption morale d&rsquo;Achab, prêt à instrumentaliser non seulement son équipage mais aussi les forces surnaturelles pour satisfaire son désir de vengeance. Paradoxalement, cette tentative de manipulation du destin ne fait que renforcer l&rsquo;inexorabilité de la tragédie à venir, soulignant l&rsquo;impossibilité pour l&rsquo;homme de contrôler les forces qui le dépassent.</p>



<p>La relation entre Achab et Fedallah peut être vue comme un jeu d&rsquo;ombres où le machiavélisme du capitaine se heurte au caractère méphistophélien du Parsi. Dans sa quête implacable de vengeance contre Moby Dick, Achab incarne l&rsquo;archétype du prince machiavélien : rusé, déterminé, prêt à tout pour atteindre son but, y compris à manipuler son équipage et à défier les lois de la nature et de la morale. Même la magie noire est inefficace contre le cachalot blanc.</p>



<p>Le capitaine se caractérise par la puissance de sa volonté. Mais sa volonté de fer et son machiavélisme ne lui permettent pas de fléchir le destin inéluctable du Pequod. Fedallah, lui, évoque la figure de Méphistophélès, le démon tentateur du <em>Faust</em> de Goethe. Comme Méphistophélès, il semble offrir à Achab une connaissance occulte et un pouvoir surnaturel en échange de son âme. Ses prophéties et ses conseils, bien qu&rsquo;apparemment bienveillants, ne font qu&rsquo;alimenter l&rsquo;obsession destructrice d&rsquo;Achab. Cependant, à la différence du Méphistophélès de Goethe, Fedallah n&rsquo;est pas simplement un agent de corruption ; il est lui-même pris dans le piège du destin qu&rsquo;il contribue à tisser.</p>



<p>Cette dynamique complexe entre le capitaine machiavélique et son conseiller méphistophélien crée une tension dramatique qui sous-tend toute l&rsquo;intrigue de <em>Moby-Dick</em> et illustre la lutte éternelle entre la volonté humaine et les forces divines qui la dépassent.</p>



<p>L&rsquo;opposition entre Fedallah et Achab dans leur attitude face au Destin constitue l&rsquo;un des contrastes les plus saisissants et philosophiquement riches de <em>Moby-Dick</em>. Cette dichotomie illustre deux conceptions fondamentalement différentes de la liberté humaine face aux forces supérieures de la puissance divine.</p>



<p>Fedallah incarne une forme de fatalisme passif, profondément enraciné dans les traditions mystiques orientales. Sa soumission stoïque au Destin se manifeste dans son acceptation silencieuse des prophéties qu&rsquo;il énonce lui-même. Il ne cherche pas à lutter contre le sort qu&rsquo;il prédit, mais se laisse porter par le courant des événements qu&rsquo;il sait inévitables. Cette attitude reflète une philosophie de l&rsquo;existence où l&rsquo;individu n&rsquo;est qu&rsquo;un acteur impuissant dans un drame cosmique qui le dépasse. La mort de Fedallah, précédant de peu celle d&rsquo;Achab, est l&rsquo;ultime confirmation de cette acceptation passive du Destin.</p>



<p>Achab, en revanche, incarne une conception prométhéenne et rebelle de la volonté humaine. Il refuse catégoriquement de se soumettre à un destin prédéterminé, à une autorité divine, affirmant jusqu&rsquo;à son dernier souffle la puissance de son libre arbitre. Sa quête obsessionnelle de Moby Dick n&rsquo;est pas seulement une vendetta personnelle, mais une rébellion métaphysique contre les limites que les dieux ont imposées à l&rsquo;humanité. Même devant l’évidence de sa mort imminente, Achab maintient sa posture de défi. Son exclamation finale, «&nbsp;Vers toi je me retourne, baleine qui me détruit, jusqu&rsquo;au bout je te combats&nbsp;», est une provocation ultime lancée aux forces du Destin. C&rsquo;est une affirmation paradoxale de victoire dans la défaite, l’indice d’une «&nbsp;victoire à la Pyrrhus&nbsp;» où la dignité de la lutte humaine l&#8217;emporte sur l&rsquo;issue fatale déterminée par la divinité.</p>



<p>L’attitude d&rsquo;Achab reflète en somme une philosophie existentialiste avant la lettre, où l&rsquo;essence de l&rsquo;être humain réside dans sa capacité à choisir et à agir de manière autonome, même face à l&rsquo;adversité la plus impitoyable. En choisissant consciemment de poursuivre Moby Dick jusqu&rsquo;à la mort, Achab affirme son autonomie morale et existentielle. Il transforme ainsi sa défaite physique en un vain triomphe spirituel, démontrant par cela que même dans les circonstances les plus désespérées, l&rsquo;être humain conserve la liberté de définir le sens de son existence. Le capitaine Achab est obstinément héroïque dans son attitude de défi envers les dieux.</p>



<p>Le contraste entre ces deux attitudes face au Destin ajoute une profondeur philosophique considérable à <em>Moby-Dick</em>. Il invite le lecteur à réfléchir sur la nature de la liberté humaine, sur la possibilité du libre arbitre dans un univers apparemment gouverné par des forces implacables, et sur la valeur de la résistance face à l&rsquo;inévitable. A travers ces deux personnages, Herman Melville présente une méditation nuancée sur l&rsquo;une des questions les plus fondamentales de la condition humaine : sommes-nous les maîtres véritables de notre destin, ou sommes-nous simplement les jouets de forces qui nous contrôlent et nous dépassent ?</p>



<p>Au terme du voyage, bien que le destin du capitaine soit tout aussi funeste que celui de Fedallah, son attitude de défi transforme sa mort en un acte d&rsquo;affirmation existentielle. Cette différence fondamentale dans leur approche du destin fait d&rsquo;Achab et de Fedallah des figures emblématiques de deux visions du monde diamétralement opposées, enrichissant ainsi la complexité thématique et philosophique de l&rsquo;œuvre de Melville.</p>



<p>Fedallah s&rsquo;impose finalement comme un personnage majeur dans l&rsquo;univers maritime et symbolique de <em>Moby-Dick</em>. Sa présence discrète et énigmatique, son identité composite et son rôle ambigu en font un prisme à travers lequel se reflètent les grands thèmes du roman : l&rsquo;altérité, le destin, l&rsquo;obsession et les forces obscures qui gouvernent l&rsquo;existence humaine. En tant que figure de l&rsquo;Orient mystique et prophétique, il incarne l&rsquo;inconnu et l&rsquo;inexplicable face auxquels se heurte la rationalité occidentale incarnée par Achab. Son destin tragique, intimement lié à celui du capitaine, souligne l&rsquo;impossibilité d&rsquo;échapper à son sort et l’arrogance fatale qui conduit à la destruction.</p>



<p>Force nous est d’admettre que Fedallah reste à ce jour l&rsquo;un des personnages les plus fascinants et complexes de <em>Moby-Dick</em>. Sa présence dans le roman enrichit considérablement la texture symbolique et thématique de l&rsquo;œuvre, faisant de lui un élément indispensable à une meilleure compréhension du chef-d&rsquo;œuvre de Melville.</p>
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		<title>MOBY-DICK-101: Chapter 119: The Candles &#8211; Hypothesis and hypostasis</title>
		<link>https://www.paradigme.ch/moby-dick-101-chapter-119-the-candles-hypothesis-and-hypostasis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nick]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 18:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Moby-Dick]]></category>
		<category><![CDATA[Candles]]></category>
		<category><![CDATA[hypostasis]]></category>
		<category><![CDATA[theology]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner">In Chapter 119 of <em>Moby-Dick</em> : <em>The Candles</em>, Stubb equates a big jumping wave with fun and starts to sing a song about some flippin&rsquo; tail. Starbuck finds it cocky and unfunny and tells his comrade to let the Typhoon play the harp in the riggings, if he is a brave man. Sounds a bit phoney? OMG, Hell yeah, it is !</p>
<p>So the question is : what is the common denominator between a jumping wave, Stubb&rsquo;s song and a harp?</p>
<p>The answer lies in etymology, or in a seriously deranged mind. Latin for a jump is *saltus*. Other words for harp are <em>psalterium</em>, <em>salterion</em> or <em>sawtry</em>, from French « sauterie ». And Stubb&rsquo;s song is a gorgeous psalm, from Greek <em>psalmos</em> ‘song sung to harp music&rsquo;. For in a typhoon, there&rsquo;s a lot of fun in antiphon. And when things are getting too salty, you need a triple salto and a good flip.</p>
<p>So Stubb, denouncing a « bad work », reacts to the black mess/Mass which is happening under your unsuspecting eyes. As Ahab&rsquo;s boat is hit in the stern, we&rsquo;re sternly reminded to protect our backside. For if your poop is dripping like a sieve it must be a riddle, or you need to seek immediate medical assistance. Oh, take medicine! Old Nick&rsquo;s listening.</p>
<p>According to his own admission, Stubb isn&rsquo;t courageous, he is a coward. A synonym for coward is « chicken ». And a synonym for « brave man » is « pluck ». Isn&rsquo;t plucking the feathers of a chicken the sign that the fowl -or goose- is about to get stuffed and roasted? Christmas is coming and the fowl needs some assistance. Moreover, the now defunct constellation of Gallus, the cockerel, introduced circa 1612 by Petrus Plancius, was located in the northern part of what is now Puppis. « Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis. » Today, the cock has lost his tale. But please excuse my cocky tone and bear with me.</p>
<p>A psalterium is a music instrument used to accompany a psalm. To play this instrument, you need to pluck its strings, with a plectrum or a feather. A goose&rsquo;s one, preferably. The Typhoon playing in the rigging is ringing as God&rsquo;s finger playing his tricks in the shrouds: « Mene, Mene, Tekel, Upharsin. » </p>
<p>Stubb&rsquo;s song is interestingly worded. You have three stanzas followed by a refrain or antiphon. More subtle puns are hidden there. From a « Typhoon » to an « antiphon », we may suspect some sorts of puns happening here. His stanzas are all composed with three lines. And his song is all about « flipping », a nice pun on « flip » and « eggnog ». Harpists and mixologists will undoubtedly enjoy the pun (Phorminx > phormigs > « for mix »?). You don&rsquo;t make a Christmas drink without breaking some eggs and good spirits. Yes, that was a zeugma right on front of your nose. Um, um, um… Wanna pluck a cock&rsquo;s tail, anyone?</p>
<p>We may all have guessed that this chapter has something to do with the doctrine of the Holy Trinity. But to what extend and for what purpose? I think it has something to do with the concept of « hypostasis » or « substance ». According to the dictionary, a « hypostasis » is one of the « person » or « nature » of the Christian « triune » Godhead.</p>
<p>So when Stubb says « I don&rsquo;t half understand » and asks « what&rsquo;s in the wind? » he (half-jokingly) questions, in substance, the notion of the hypostasis of the Holy Spirit, a.k.a <em>Pneuma</em> (wind) and <em>Spiritus Sanctus</em>. And when Starbuck cries « Look aloft! » what he&rsquo;s really saying is « look in the Air ».</p>
<p>However, Ahab&rsquo;s troïka is nothing like the Christian trifecta. He worships the « clear spirit of clear fire », alias <em>lucis fire</em> or simply Lucifer, and his diabolic triangle is more cursed and complex than this single angel, err… angle! For Ahab&rsquo;s religion is characterised by a lightning-rod, Elmo&rsquo;s fire, his satanic bond with his crew, and many more awful riddles.</p>
<p>To sum up, as Aquinas would have said, the tiger of Bengal prefigures the trashy gale (yeah, yeah, the « thaï fang »). The black mass and the big mess announce Ahab&rsquo;s scandalous and phoney black Mass. And the Candles lights the path to Maximilian Hell&rsquo;s pallid harp. Bravery is pluck and Stubb&rsquo;s poor butt&rsquo;s soon going to be feeling some heat. His song is a jolly psalm, an introit to a dark ceremony during which the Typhoon&rsquo;s play the harpy. No need for sharpies here to show the extent to which Melville is drawing us into his theological revisitation of the Christian Godhead. It&rsquo;s all Alabama, for « Here We Rest ».</p>
<p>« Oh! jolly is the gale, And a joker is the whale… »</div>
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		<title>Moby-Dick and Alchemy</title>
		<link>https://www.paradigme.ch/moby-dick-and-alchemy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nick]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2014 21:18:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[General]]></category>
		<category><![CDATA[Moby-Dick]]></category>
		<category><![CDATA[alchemy]]></category>
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		<category><![CDATA[Nigredo]]></category>
		<category><![CDATA[Petra Genitrix]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Despite all appearances, Moby-Dick can be termed an alchemical opus. As a matter of fact, there are a lot of alchemical symbols in Herman Melville’s novel. To grasp some of the most esoteric dimensions of this book, we must dive deep into it. Blackness characterizes the first chapters. Ishmael leaves the dark and melancholic atmosphere [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Despite all appearances, Moby-Dick can be termed an alchemical opus. As a matter of fact, there are a lot of alchemical symbols in Herman Melville’s novel.</p>
<p>To grasp some of the most esoteric dimensions of this book, we must dive deep into it. Blackness characterizes the first chapters. Ishmael leaves the dark and melancholic atmosphere of Manhattan to avoid violence against himself or others. This voyage is his “substitute for pistol and ball.”</p>
<p>When Ishmael arrives in New Bedford (chapter 2), he is surrounded by “blocks of blackness”. This the first alchemical stage of the Nigredo. It it illustrated by a series of images of petrification and putrefaction. The title of this chapter hides a nice pun, for “the carpet-bag” is nothing but “The Crap Begat”. The negro Chapel is associated with Sodom and Gomorrah, and is described as “if it were meant for the uses of the public.” It also “seems the great Parliament sitting in Tophet.” Rather than calling it “The Trap”, Ishmael should have called it “The Crap”. The same goes for the “dilapidated” “Spouter-Inn”. By metathesis, this inn may be read “Ô Petrus!” or “Proteus,” reminding the *Petrificatio* or *Calcificatio* of the initial alchemical process of transmutation. Of course, Peter Coffin and his wife Sal (Sal-Peter or salpeter, nitre) are also symbols of this transformational process. This place symbolizes the “Petra Genitrix” or “Philosopher’s Stone,” also known as “lapis philosophorum,” the secret ingredient needed for the “chrysopoeia” or transformation of base matter into gold. Philosophy is ironically presented in this chapter as a “pleasant zephyr” –read « philo-zephyr »–, in a paragraph which obviously seem to caricature the northern lights of the most Enlightened of German Idealists.</p>
<p>Next, in the Spouter-Inn (chapter 3) he shares a bed with the harpooner Queequeg, a “head-peddling purple rascal” with a Congo idol named Yojo –Ô Joy! In this chapter, darkness abounds too. By a nice pun, Melville unites two –or three– Latin words: coïtus, coetus (and cetus). The word <em>coïtus</em> means “union”. The word <em>coetus</em> means “a bed”. And <em>cetus</em> is the Latin word for “whale”. Ishmael matrimonial experience is a stage called the Alchemical Wedding or “Noces Chymiques” of the King and the Queen, or the <em>conjunctio oppositorum</em>, The union of opposites. </p>
<p>After this first night, Ishmael is transformed, or born again. The conclusion of this first stage is best accounted for in chapter 10, A Bosom Friend: “I began to be sensible of strange feelings. I felt a melting in me. No more my splintered heart and maddened hand were turned against the wolfish world. This soothing savage had redeemed it.”</p>
<p>Call me Ishmael? No, call me Alshemi.</p>
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		<title>Pour une lecture radicale de Moby-Dick</title>
		<link>https://www.paradigme.ch/pour-une-lecture-radicale-de-moby-dick/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nick]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2014 11:17:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[General]]></category>
		<category><![CDATA[Moby-Dick]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A œuvre radicale, méthode radicale. Dans le double Prologue de Moby-Dick, Melville nous livre le mode d’emploi et les deux clés de lecture essentielles de son œuvre : l’Étymologie et les Extraits. L’étymologie consiste à aller chercher dans l’Antiquité les racines (du latin radix, source, origine) à partir desquelles le sens d’un mot est construit. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A œuvre radicale, méthode radicale. Dans le double Prologue de <em>Moby-Dick</em>, Melville nous livre le mode d’emploi et les deux clés de lecture essentielles de son œuvre : l’<em>Étymologie</em> et les <em>Extraits</em>.</p>
<p>L’étymologie consiste à aller chercher dans l’Antiquité les racines (du latin <em>radix</em>, source, origine) à partir desquelles le sens d’un mot est construit. Par ce premier titre, Melville signifie au lecteur sérieux que la source doit toujours être interrogée quand on est en quête de vérités.</p>
<p>Les <em>Extraits</em> désigne le moyen par lequel on extrait (<em>ex-trahere</em>) un nouveau mot d’un autre mot. Cela peut être un préfixe ou un suffixe (sub-stance, dé-couverte). Mais cette méthode d’extraction radicale peut aussi signifier qu’il faut chercher les mots dans les mots, ou un radical caché dans un mot. Ainsi, «drama» contient en son sein le mot «ram», le bélier, qui est un symbole capital dans ce roman. Les quatre-vingts <em>Extraits</em> mentionnés dans la seconde partie du Prologue ont pour fonction d’exprimer la quintessence des œuvres citées, le «sperme” fécondateur qui fonde la longue lignée littéraire qui mène de <em>L’Odyssée</em> à l’apothéose de cette sublime Baleine Blanche.</p>
<p>La méthode par extraction consiste aussi à découvrir les mots cachés par métathèse. Ainsi, par exemple, une constellation de sens se cache sous le nom de Radney, et un réservoir sémantique libère sa substance séminale dans le nom de Steelkilt.</p>
<p>Le blanc Minotaure de Melville est tapi dans le labyrinthe polysémique de son œuvre. On peut facilement y perdre son latin et sa patience si l’on ne dispose pas d’un bon et solide fil d’Ariane, la corde de rappel offerte à Thésée par cette tisseuse de bonne aventure, qui connaissait déjà toutes les ficelles en matière de dédales épistémologiques.</p>
<p>Lire <em>Moby-Dick</em>, c’est forcément plonger la tête la première dans des dictionnaires et des lexiques, parcourir d’antiques grimoires et survoler des almanachs hermétiques, qu’ils soient poussiéreux ou en ligne, afin de délier les sens cachés des mots dits. Car c’est souvent dans les plus petits détails qu’Herman met le vil.</p>
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